Saikaku Ihara – L’Homme qui ne vécut que pour aimer 2001

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Détails sur le produit

  • Éditeur : Editions Picquier (3 septembre 2015)
  • Langue : Français
  • Taille du fichier  : 1727 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  : 445 pages
Catégorie :

Description

Saikaku conte en 54 chapitres la vie de Yonosuke, de l’âge de 7 ans (âge où «il s’éprend d’une servante «) à 60 ans, âge canonique du cycle bouddhique, quand il s’embarque pour la mythique «Ile des femmes à bord du bateau Volupté» qui battait pavillon de crêpe écarlate, à lui laissé jadis par la taiyu (courtisane) Yoshino. Sa cargaison comprend «cinquante jarres de stimulants, vingt boîtes d’aphrodisiaques féminins, trois cent cinquante boules tintinnabulantes… deux mille cinq cent phallus en corne de buffle, trois mille cinq cent d’étain et huit cents de cuir, deux cents images érotiques…» La différence entre Don Juan et Yonosuke est que Saikaku ne juge pas son héros. Sa vie dissolue n’expose ce dernier à aucune malédiction (autre que celle des maladies vénériennes, maris jaloux et femmes fatales). La sexualité débridée du Japonais ne l’expose à aucune sanction, sociale ou divine. L’enfer n’existe pas pour lui ­ à moins qu’il n’ait la forme de la vieillesse et l’ennui. «Jour et nuit, depuis vingt-sept ans, il s’était épuisé dans les bêtises et futilités de toutes sortes», nous explique Saikaku à l’ultime chapitre. «Il avait fait le tour de tous les quartiers de plaisirs, sans exception, du vaste monde. L’amour avait fini par émacier son corps…» Il n’y a dans son oeuvre aucun discours moral ou philosophique, aucune volonté de briser quelque tabou que ce soit, aucune intention autre que la célébration du jouir, de ce que la langue japonaise désigne par le mot koshoku (le titre japonais du livre est Koshoku ichidaoi otoko), que le traducteur, Gérard Siary, résume par «culture de l’amour», tout en expliquant qu’il faut y voir le goût de la beauté, de l’élégance, du raffinement, des rituels érotiques, mais aussi de la grivoiserie, de la vulgarité, bref de tout ce qui épice et excite le désir et la volupté.

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